Courrier à M. le Maire du Crès – Dépenses de construction de l’Agora (suite)

Monsieur le Maire,  

Je vous remercie de votre longue réponse apportée le 6 mars à mon courrier en date du 17 février 2017.

Je ne puis laisser vos écrits en l’état (tant sur la forme que sur le fond) sans y apporter les longues (elles aussi) précisions et observations qui suivent, nécessaires pour revenir à la vraie réalité.

Décidément, votre formation, vos connaissances et vos analyses restent à parfaire.

Je vais tenter d’y participer en apportant ma modeste contribution, dans des domaines qu’assurément vous ne maîtrisez guère.

D’abord, votre réponse vise en objet le « financement AGORA ». Il vous a peut-être échappé que dans le cadre de l’ensemble contractuel BEA/CMD, le bailleur s’est « engagé à prendre en charge la conception, le financement, la réalisation puis le gros entretien d’une salle de spectacle … ».

Dans ces conditions, la Commune du Crès est totalement étrangère au financement de la construction de l’Agora. Il n’entrait pas dans les attributions du conseil municipal d’en débattre, les choix appartenant à AMETIS /SNI, et à eux seuls. Parler de financement pour la Commune est inapproprié.

Alors, quand vous évoquez le « levier classique de l’emprunt », affirmer « alors même que ce débat a déjà eu lieu à de multiple reprises, notamment en séance du conseil municipal », c’est faux.

Il est bien évident que, compte tenu des informations que vous êtes très loin de diffuser largement, « les Cressoises et les Cressois (sont) bien souvent non avertis aux rouages financiers des administrations publiques« . Non avertis par ce que non informés, tout simplement. Ne les sous-estimez pas. Ils comprennent parfaitement quand les explications, quand elles leur sont données, sont claires.

Signer le 19 décembre 2014 un ensemble contractuel BEA/CMD mentionnant un loyer annuel de 280.000 € HT et déclarer le 16 janvier 2015 (moins d’un mois après) lors de vos vœux que  » les annuités de la dette » (quelle dette ? Ce sont des loyers) s’élèveront à 171.000 euros, ça ne manque pas de soulever de légitimes interrogations avec demandes d’explications.

Au nom d’Agir pour Le Crès, pour les loyers de l’Agora, je vous ai sollicité quatre fois au cours des quatre premiers mois de l’année 2015.

Vous m’avez adressé deux réponses, qui n’en étaient pas puisque n’apportant aucun élément ni information quant aux demandes exprimées, et par conséquent quelque peu fantaisistes. En tous cas révélatrices de votre peu de considération à l’égard des élus de l’opposition.

Et il a fallu attendre le conseil municipal du 23 septembre 2015 pour apprendre que « la Commune souhaite procéder au paiement anticipé de 2.000.000 € HT…..le loyer global passerait ainsi de 280.000 € HT par an à 171.061,41 € HT par an ».

Votre observation « Comme nous nous y étions engagés auprès des Cressoises et des Cressoisun remboursement anticipé d’un montant de 2.000.000,00  » ne correspond à aucune réalité et n’est que fumée.

Cette somme provient de la vente du terrain de la résidence Athéna pour 1 442 100 € HT et pour le reste (soit 557 900 € HT) : « Le solde de ce remboursement a par ailleurs été intégralement autofinancésans empruntgrâce à une gestion rigoureuse des finances de la Commune« .

Cet auto satisfecit cache une autre réalité. Les ressources dont peut disposer le budget cressois pour opérer un autofinancement, proviennent plutôt de la perception d’un excédent de contributions locales, révélateur d’une pression fiscale qui pourrait être atténuée.

Avant de revenir sur votre autre affirmation, quelque peu surprenante, « Et quoi de mieux que l’approche financière pour réveiller les instincts primaires qui peuvent parfois sommeiller en chacun de nous »(?!), soyez assuré, contrairement aux propos et écrits que vous diffusez, qu’Agir pour Le Crès est favorable au développement de la culture et de l’action culturelle dans notre Commune.

Je reviens donc aux « instincts primaires« : LE financier.

Lors de vos vœux 2015, vous avez « initié « les Cressois (bien sûr non avertis) : « ce BEAévidemment c’est compliquéDoncje vais vous faire un peu d’arithmétiqueL’arithmétiquevous l’avez déjà faite quand vous avez vendu vos maisons d’ailleursVous verrez que ça va vous rappeler des souvenirsquand vous avez emprunté de l’argent ! Je simplifie évidemmentLe coût de l’Agorac’est 5 millionsconstruction du bâtimentOn emprunte sur 30 ansVous me suivez ? Les annuités de cette dette 171.000 euros par an… »

Non, je ne vous suis pas ! Car cela ne correspond pas à la réalité. Il serait vraiment étonnant que les Cressois (même non avertis) aient emprunté de l’argent quand ils ont vendu leur maison.

Comment faciliter votre compréhension ? Dans le cadre d’un BEA/CMD, le financement de la construction de l’Agora n’est pas du ressort de la Ville qui, en conséquence, n’a pas à emprunter et n’a donc pas de dette. Elle devra « seulement » payer des loyers annuels pendant 30 ans.

Reste l’arithmétique. Quelle est la solution la plus avantageuse pour le budget communal et, donc, pour les Cressois, entre :

– payer les intérêts d’un emprunt de 3 millions d’euros à 1,8 % sur 20 ans, soit au total 589.000 € pour les seuls intérêts, comme communiqué lors du conseil municipal du 1er février 2017, et rapporté dans le procès-verbal (ce sont des montants non contestables) et,

– régler un loyer « financier » de 50.820,00 € HT par an pendant 30 ans pour un investissement résiduel (après versement du paiement anticipé de 2.000.000 € HT) d’un montant de 2.404.000 € (et non 2,44 M€ comme vous l’écrivez).

Je vous laisse effectuer les calculs. Vous constaterez que se dégage une différence loin d’être négligeable, que tout Cressois peut apprécier.

Je prends acte de votre déclaration (CM du 1er février 2017, voir le procès- verbal) : »je ne suis pas contre le fait d’envisager une renégociation. Mais ce à quoi nous avons commencé à réfléchir, c’est un emprunt pour racheter le BEA… »

Vous reconnaissez vous-même par-là que «  le recours au levier classique de l’emprunt » est une possibilité qui peut être envisagée sérieusement, pour réduire les dépenses de fonctionnement de la Commune.

Et, cerise sur le gâteau, vous indiquez dans votre courrier : « pour ce qui est du volet investissement, j’ai toujours dit que nous n’étions pas opposés bien au contraire à un nouveau remboursement anticipé « . J’apprécie cette litote qui vous évite d’affirmer clairement que vous y êtes favorable. Et même plutôt favorable.

En ce qui concerne le loyer de fonctionnement, qui semble vous tenir à cœur, et qui « est logique dans la mesure où l’Agora sera restituée en parfait état à l’issue du BEA/CMD », il convient d’informer les Cressois que pour cette assurance de la réalisation des « travaux du propriétaire  » et des « grosses réparations » (article 606 du code civil), la Commune payera, indépendamment du loyer financier susmentionné, un montant de 40.100 € HT par an et pendant 30 ans.

Enfin, en ce qui concerne le droit de suite que vous évoquez, je ne vois pas le rapport de ce droit réel avec l’immeuble de l’Agora. Si vous pouviez être plus explicite pour que je puisse y donner suite….

Les développements qui précèdent, certes un peu longs, sont toutefois nécessaires pour, selon votre expression  » rétablir certaines vérités devant tant d’erreurs et d’approximations que vous diffusez sans le moindre scrupule auprès des Cressoises et des Cressois », très souvent pas, peu et mal informés.

Les élus d’Agir pour Le Crès restent à votre disposition pour participer à toute démarche, tout débat, utiles à une renégociation du BEA/CMD et/ou nouveau paiement anticipé.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression des salutations distinguées.

Stéphane CHAMPAY

Financement Agora – Réponse M. le Maire du Crès

Courrier M. le Maire du Crès – Parking Agora

Monsieur le Maire,

Le conseil municipal du 2 mars 2017 a adopté le règlement intérieur et les conditions de mise à disposition de la salle de spectacles Agora.

Les élus d’Agir pour Le Crès sont intervenus au cours du débat pour souligner l’insuffisance de précisions relatives au parking, attenant à l’Agora, et muni d’une barrière d’accès.

Dans un souci de clarification, je vous serais reconnaissant de bien vouloir examiner toutes modifications et compléments utiles au règlement intérieur de l’Agora afin de définir, notamment, la nature du parking (espace public) ainsi que ses conditions de mise à disposition lors et en dehors de manifestations culturelles.

Je vous remercie de l’attention et de la suite que vous voudrez bien apporter à ce courrier.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations citoyennes.

Stéphane CHAMPAY

Courrier à M. le Maire du Crès – Plan Communal de Sauvegarde

Monsieur le Maire,
 
Lors du conseil municipal en date du 2 mars 2017, le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) et le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) ont été adoptés à l’unanimité.
 
Les élus d’Agir pour Le Crès sont intervenus au cours du débat pour signaler la proximité d’une installation classée pour l’environnement (ICPE) soumise à autorisation, susceptible de présenter des risques d’explosion et d’incendie spécifiques de la Commune du Crès (surtout les fumées par vent défavorable).
 
Afin de compléter le DICRIM, trop généraliste, et appliquer le principe élémentaire de précaution, je vous serais reconnaissant de bien vouloir prendre ces risques en considération.
 
Des mesures concrètes pourraient être définies dans le cadre d’un plan d’intervention approprié, comportant l’information et la prescription de consignes aux Cressois résidant dans les quartiers cités dans le rapport d’enquête publique établi le 2 novembre 2011, soit : Maumarin, Puech Cabrier, Cressantines, Devois Balestrier et Draye.
 
Je vous remercie de l’attention que vous voudrez bien apporter au présent courrier.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations citoyennes.
 
Stéphane CHAMPAY

Courrier à M. le Maire du Crès – Dépenses construction Agora.

Monsieur le Maire,
 
Je fais suite aux interventions des élus d’Agir pour Le Crès lors du rapport d’orientations budgétaires pour l’année 2017 (conseil municipal du 1er février 2017).
 
Ce rapport souligne les réelles capacités d’emprunt dont dispose notre commune : « …d’après une récente simulation d’un établissement bancaire, les intérêts pour un prêt de 3 millions d’euros à taux fixe sur 20 ans s’élèveraient aujourd’hui à 13.800 € pour la première annuité, preuve s’il en est d’un contexte propice à l’emprunt « .
 
Au cours du débat, ces 13.800€ annuels sont subitement devenus trimestriels.
 
Reconnaissez au passage qu’il est parfois difficile pour les élus de l’opposition d’étudier les dossiers lorsque les éléments et les montants communiqués s’avèrent partiels, erronés, incomplets et en définitive peu fiables.
 
Sur le fond, malgré  » un contexte propice à l’emprunt « , pour le financement de l’Agora, vous avez opté pour un bail emphytéotique administratif (BEA).
 
Pendant les travaux et donc avant la mise à disposition de l’immeuble, votre seule majorité a voté le paiement anticipé de 2.000.000 € hors taxes par autofinancement (conseil municipal du 23 septembre 2015).
 
Si bien que le montant de l’investissement restant à financer approche celui de « l’emprunt simulé  » pris en exemple dans le rapport d’orientations budgétaires 2017.
 
Tout Cressois est en mesure d’apprécier la différence entre les :
 
– 13.800 € d’intérêts trimestriels pour un emprunt sur 20 ans et
– 15.246,98 € de « loyer financement  » trimestriel pour le BEA, pendant 30 ans.
 
Il est clair que pour des montants d’investissement comparables, l’emprunt sur 20 ans concerné par votre simulation est bien moins cher que les loyers du bail emphytéotique administratif à payer pendant 30 ans.
 
De plus, au niveau comptable, une dépense d’investissement (emprunt) se transforme en une dépense de fonctionnement (loyers), ce qui ne manquera pas d’obérer nos capacités budgétaires d’autofinancement pendant 30 ans. La nouvelle génération appréciera.
 
Aujourd’hui, compte tenu des taux pratiqués sur les marchés bancaires, il est conseillé à tout emprunteur de renégocier les conditions de ses engagements financiers.
 
En conséquence, pour bénéficier du « contexte propice », je vous serais reconnaissant de bien vouloir initier toutes démarches utiles aux fins de renégocier les conditions financières définies dans le BEA et la convention de mise à disposition.
 
Il y va des intérêts de tous les contribuables cressois, aussi bien ceux qui sont présents actuellement, ceux qui arriveront demain, nos enfants et petits-enfants.
 
Les élus d’Agir pour Le Crès restent à votre disposition pour la suite que vous voudrez bien apporter au présent courrier.
 
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations citoyennes.
 
Stéphane CHAMPAY

Newsletter: Une première…LA première

Lors de ses voeux 2017, le Maire a évoqué son programme électoral: « Dans mon bureau, il y a un document de 4 pages. Je l’appelle « la bible ». Tout est écrit, tout est préparé…..vous l’avez tous reçu vers le 15 mars 2014. »
Tout ?
 
Pourtant, pas un mot sur LA FIBRE ! La fibre optique qui est annoncée pour cette année à la fois par Philippe Saurel, Président de Montpellier 3M, et la direction d’Orange.
 
Son déploiement est primordial, à la fois pour les Cressois qui vont disposer d’un accès ultra-rapide à Internet (quelle que soit la distance séparant leur domicile du central téléphonique) et pour l’accueil et l’implantation de nouvelles entreprises qui viendront enrichir le tissu économique cressois.
 
Heureusement, Montpellier 3M a parfaitement appréhendé les enjeux de la fibre pour notre commune. Une évidence !
 
Et notamment pour Agir pour le Crès qui l’avait inscrit dans son programme en priorité.
 
Après avoir ramé, beaucoup ramé, puis avoir roulé longtemps, trop longtemps, en première (avec une boîte à vitesses municipale, non automatique!), les Cressois vont enfin connaître leur vitesse de croisière pour le numérique.
 
Enfin entrer, pour de bon, dans le XXIème siècle comme le fait AGIR POUR LE CRÈS avec sa première newsletter!

La carte Pass’Ness et  » les actions sociales données par la Ville »

Enfin, « données « ……..?
Lors du conseil municipal réuni le 23 novembre dernier, les élus d’AGIR POUR LE CRÈS ont voté CONTRE la modification du règlement intérieur Nouvel Essor, et notamment contre la carte Pass’Ness à 25 euros, obligatoire pour intégrer la structure municipale.
Pourquoi ?

Interrogée, les réponses du rapporteur de la majorité transcrites dans le procès- verbal de ce conseil municipal sont édifiantes. Exemples :

– 1:  » On avait fait un prévisionnel à 350 cartes et on en a vendu 425. »

Oui, « vendu ». Nos aînés sont bien considérés comme des clients du service municipal et non comme des usagers. Le paiement de la carte correspond bien à une taxe contraire au principe républicain de l’égalité des usagers devant le service public. Pas de carte, pas de service.

Bien évidemment, AGIR POUR LE CRÈS reste favorable à la participation financière des séniors lors de certaines activités ( voyages, visites, repas…). Mais pour la seule carte, non !

– 2:  » Les seniors sont ravis de cette carte puisqu’ils peuvent bénéficier de la réduction offerte par les commerçants. Les gens qui ne venaient plus, ont pris la carte pour en bénéficier « .

Ben voilà ! Certains de nos aînés prennent la carte non pas pour faire partie du Nouvel Essor, mais seulement pour obtenir des réductions chez certains commerçants cressois. Pas de carte, pas de réductions. Encore une « action sociale (?!) menée par la Ville » !

Déjà que Nouvel Essor « vend  » des cartes, voilà maintenant qu’il joue le rôle d’intermédiaire de commerce!

En résumé, pour nos séniors, PAS de carte Pass’Ness : 1- vous restez chez vous, 2- vous payez plein pot dans tous les commerces cressois.

Bonjour et bravo à la solidarité et à l’exclusion !

De quoi susciter de légitimes interrogations, non ?